KWY

KWY n°10, Paris, 1962, sérigraphies originales imprimées à la main, 31 x 20,5 cm, 34pp
KWY n°11, Paris, 1963, sérigraphies originales imprimées à la main, 31 x 20,5 cm
KWY n°11 (détail), Paris, 1963, page de droite : Martial Raysse, France bleue, 1963, sérigraphie, pompom collé, 31 x 20,5 cm, signé et numéroté, édition de 80
KWY n°11 (détail), Paris, 1963, sérigraphie d’après Yves Klein imprimée à la main, 31 x 20,5 cm
KWY n°10 (détail), Paris, 1962, page de droite : Robert Filliou, Sans titre, 1962, papier journal agrafé sur papier kraft, 31 x 20,5 cm, unique
KWY n°8 (detail), Paris, Automne 1961, sérigraphies originales imprimées à la main, 30 x 20 cm
KWY n°6 (detail), Paris, Juin 1960, sérigraphie originale d’Antonio saura imprimée à la main, 26 x 17 cm

« La revue KWY (1958-1964) constitue une aventure éditoriale singulière menée à Paris par 8 jeunes artistes étrangers, fraichement débarqués dans la capitale. Ses fondateurs sont les Portugais Lourdes Castro, René Bertholo, Costa Pinheiro, Gonçalo Duarte, José Escada, João Vieira, rejoints rapidement par le Bulgare Christo et l’Allemand Jan Voss. Ce sont des exilés qui fuient les uns, une dictature, les autres, un pays meurtri par la guerre et le nazisme et choisissent de s’installer à Paris qui rayonne alors d’une aura de capitale culturelle cosmopolite. 

Foisonnante, la revue est un objet d’art composite fait de sérigraphies originales, de photomontages, de collages, de cartes postales, de disques mous, de poésies, de textes théoriques, inédits, de documents précieux. À travers ses 12 numéros, on suit l’évolution d’un groupe d’artistes de l’abstraction informelle, gestuelle ou matiériste, qui s’affiche dans les galeries en cette fin des années 1950, vers les nouvelles tendances de l’art, auxquelles les membres du groupe participent – Nouveau réalisme, Nouvelle figuration, Pop art, abstraction gestuelle, Lettrisme, Fluxus, Art cinétique, poésie concrète, etc. En filigrane, se devinent les parcours personnels, dissemblables, au sein des réseaux parisiens ou internationaux qui se poursuivront ensuite de façon indépendante à Paris, Londres, Lisbonne, Munich ou New-York. […]

KWY fut avant tout un laboratoire d’expérimentation, sous la forme d’une œuvre quasi-collective, affichant une joyeuse indépendance à l’égard des différents courants esthétiques : la liberté pour chacun de choisir son style. » (source : Anne Bonnin)